L’élaboration d’un prévisionnel est une étape importante pour un entrepreneur qui envisage d’ouvrir son entreprise de maçonnerie. En effet, ce document va permettre à l’artisan d’obtenir une visibilité financière sur son projet de création d’entreprise. De plus, le travail de construction du prévisionnel financier participera à l’enrichissement global du projet entrepreneurial, compte tenu des nombreuses questions qu’il conviendra de se poser pour l’élaborer.
- Qu’est-ce qu’un prévisionnel et pourquoi l’établir ?
- Le chiffre d’affaires prévisionnel du futur maçon indépendant
- Les investissements pour ouvrir une entreprise de maçonnerie
- Les dépenses d’une entreprise de maçonnerie

Qu’est-ce qu’un prévisionnel et pourquoi l’établir ?
Le prévisionnel a plusieurs utilités pour tout créateur d’entreprise :
- Tout d’abord, il permet d’estimer la rentabilité de son projet. Il s’agit d’une information capitale, et cela permettra également à l’artisan de vérifier qu’il pourra se rémunérer convenablement.
- Ensuite, le prévisionnel aide le futur maçon indépendant dans son montage financier. Il offre un calcul précis du besoin en financement et permet de vérifier que les ressources apportées sont suffisantes.
- Si un financement bancaire est sollicité, ce document sera demandé.
Dans son prévisionnel, le futur maçon va retrouver trois tableaux financiers particulièrement importants :
- un compte de résultat, qui calcule la rentabilité par différence entre le chiffe d’affaires et les dépenses ;
- un bilan, qui offre une vue du patrimoine de l’entreprise à un instant T ;
- un budget de trésorerie.
Avant de pouvoir construire son prévisionnel, il est nécessaire d’obtenir toutes les informations financières qui vont permettre d’élaborer ces tableaux financiers, à savoir : le chiffre d’affaires prévisionnel, les investissements et les dépenses.
Le chiffre d’affaires prévisionnel du futur maçon indépendant
Le premier élément important correspond au chiffre d’affaires prévisionnel. C’est également le poste le plus compliqué à déterminer compte tenu du niveau d’incertitude important à ce niveau.
Pour avancer ici, il conviendra d’avoir bien étudié le marché au préalable, et idéalement d’avoir déjà validé quelques chantiers. Sans aucune visibilité, le chiffre d’affaires prévu sera très hypothétique. Les objectifs fixés doivent être cohérents au regard de la capacité de l’entreprise à réaliser des chantiers. Sur ce point, seule l’expérience dans l’exercice du métier de maçon permet de se projeter raisonnablement.
Les investissements pour ouvrir une entreprise de maçonnerie
Au niveau des investissements, on retrouve généralement les dépenses suivantes :
- les véhicules professionnels pour se rendre sur les chantiers et transporter du matériel ;
- les engins de chantier : notamment une chargeuse, une bétonnière, une mini-pelle ;
- l’outillage et le matériel professionnel : laser de chantier, échafaudage… ;
- l’agencement et l’aménagement du local professionnel, voir son acquisition ;
- l’enseigne et les marquages publicitaires sur les véhicules.
Pour limiter le montant global de l’investissement de départ, il est possible de recourir à du matériel d’occasion, et également de préférer des locations ou des crédits-baux à la place des acquisitions.
Les dépenses d’une entreprise de maçonnerie
Parmi les principaux postes de dépenses à prévoir (en-dehors des investissements), un futur maçon indépendant va devoir travailler sur les postes suivants :
- Les achats de matériaux, de fournitures et de quincaillerie, qui doivent être cohérents par rapport au chiffre d’affaires prévisionnel projeté.
- Le carburant des véhicules,
- L’entretien des véhicules et du matériel,
- Le petit outillage, qui est important : outils électroportatifs, marteaux et maillets, truelles, pelles à main, cordeaux et piquets de chantier…
- L’éventuel loyer du local.
- Les fournitures et les équipements de bureau.
- Les charges de personnel si un recrutement est prévu. À ce niveau, pour être large, il convient de budgétiser un montant correspondant au double du salaire net.
- Les assurances professionnelles, et notamment l’assurance garantie décennale, l’assurance responsabilité professionnelle, l’assurance du local et l’assurance des véhicules.
- Les frais de gestion, notamment pour la comptabilité et pour le logiciel qui servira à élaborer les devis et les factures.
- Les dépenses de publicité, notamment pour le site internet de l’entreprise, les panneaux de chantier et les insertions publicitaires.
- Les frais de déplacements.
- L’abonnement pour internet et le téléphone de l’entreprise.
Enfin, le maçon ne devra pas oublier de budgétiser son propre salaire ainsi que ses cotisations sociales.