Le prévisionnel est un outil financier qui vous permet de réaliser des projections chiffrées sur votre projet d’ouverture de votre entreprise de paysage. Ainsi, vous pourrez visualiser, à travers des chiffres plus ou moins hypothétiques, la rentabilité et la viabilité financière de votre projet.
Le Coin des Entrepreneurs vous propose des explications et des conseils pour vous aider à construire un budget prévisionnel dans le cadre de la création de votre entreprise de paysage :
- Budgétiser son chiffre d’affaires et ses dépenses
- Budgétiser les investissements et les amortissements
- Budgétiser les financements du projet
- Budgétiser ses cotisations sociales en tant que chef d’entreprise
- Construire les tableaux financiers prévisionnels

Budgétiser son chiffre d’affaires et ses dépenses
Le budgétisation du chiffre d’affaires est un paramètre compliqué. En effet, dans le lancement d’une activité de paysagiste, il est difficile de prédire le nombre de chantiers à réaliser au départ. Ce qui est important, c’est de budgétiser un volume d’activité cohérent avec les moyens humains et matériels dont l’entreprise va disposer. Ensuite, vous avez également la possibilité d’anticiper votre lancement d’activité en commençant assez tôt votre communication sur internet et vos partenariats avec d’autres professionnels pour tenter d’obtenir de premiers devis.
Ensuite, pour effectuer des estimations assez précises sur le chiffre d’affaires et les dépenses directes liées aux chantiers, il est primordial de connaître les statistiques du métier : les taux de marge sur les matériaux, le prix moyen de la main d’oeuvre dans le secteur, le prix à l’heure, à la journée ou à la surface traitée pour les prestations d’entretien…
Enfin, vous allez devoir élaborer une liste de toutes vos autres dépenses à prévoir, qui ne sont pas directement liées à un chantier : le loyer du local professionnel, les cotisations d’assurance, les frais de gestion administrative, les coûts de personnel…
Budgétiser ses cotisations sociales en tant que chef d’entreprise
Dans le cadre de votre projet de création d’une activité de paysagiste, vous relèverez de la MSA si vous réalisez :
- des travaux de création, restauration, entretien de parcs et jardins, y compris lorsque ces activités comprennent des activités de maçonnerie paysagère,
- ou de petits travaux de jardinage dans le cadre des services à la personne qui constituent une activité agricole.
La base de calcul de vos cotisations sociales va dépendre du régime d’imposition des bénéfices de votre entreprise de paysagiste. Cette base va correspondre au montant des bénéfices que vous déclarez à l’impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices agricoles, ou au montant de vos rémunérations et d’une partie de vos dividendes en cas d’option pour l’impôt sur les sociétés.
Concernant le détail des calculs pour estimer le montant de vos cotisations sociales en fonction de vos revenus projetés, vous pouvez consulter cette section spécifique sur le site internet de la MSA : Les taux de cotisations et contributions sociales des non-salariés agricoles.
Budgétiser les investissements et les amortissements
Pour ouvrir une entreprise de paysagiste, vous aurez nécessairement des investissements à réaliser afin de disposer de tout le matériel dont vous aurez besoin pour réaliser vos chantiers. La nature des investissements dépend fortement de la nature exacte de votre activité.
- Si vous réalisez des travaux de création de jardin, vous aurez notamment besoin de réaliser plusieurs investissements : une ou de plusieurs mini-pelles, d’une camionnette, éventuellement d’un camion-benne, d’une plaque vibrante et/ou d’un cylindre, et d’un laser de chantier.
- Si vous réalisez des travaux d’entretien, vous aurez besoin du matériel adéquat (tondeuse, camionnette benne, plateau pour le transport des outils auto-tractés…).
Vous allez enregistrer dans votre prévisionnel ces éléments uniquement si vous les achetez. En cas de prise en location, le loyer constitue une charge.
Les amortissements correspondent à une charge purement comptable, ce n’est pas une dépense qui se traduira par un décaissement, mais une charge qui constate la dépréciation de la valeur de vos investissements dans le temps et compte tenu de leur usage. Nous vous expliquons ce mécanisme comptable ici : les dotations aux amortissements.
Budgétiser les financements du projet
En parallèle de vos investissements, vous allez devoir incorporer dans votre prévisionnel l’ensemble des financements que vous allez devoir mobiliser pour lancer votre projet. Les financements qui seront nécessaires seront mis en évidence dans votre plan de trésorerie. Une insuffisance de financement se traduira par une trésorerie négative au lancement du projet. En fonction de ce que vous comptez faire, vous devrez donc intégrer :
- vos financements personnels : apports en capital social et avances en compte courant d’associé,
- et vos financements bancaires.
Construire les tableaux financiers prévisionnels
À partir de toutes les informations que vous aurez récolté sur la préparation de votre projet (chiffre d’affaires, dépenses, investissements, financement…), vous allez ensuite pouvoir construire vos tableaux financiers prévisionnels. En général, il convient de se concentrer sur les trois tableaux suivants :
- Un compte de résultat, qui détaille la construction de votre résultat prévisionnel par période (par année en général), et qui met donc en évidence votre rentabilité.
- Un bilan, qui propose une photographie du patrimoine prévisionnel de votre entreprise à la fin de chaque année.
- Un tableau de trésorerie, qui vous fournit une visualisation des flux de trésorerie prévisionnels selon une périodicité mensuelle en général.