Comment devenir esthéticienne et ouvrir son institut de beauté ?

Qu’il/elle exerce son activité au sein d’un salon (institut de beauté) ou à domicile chez ses clients, l’esthéticien(ne) indépendant(e) doit respecter certaines règles pour s’installer à son compte. Voici tout ce qu’il faut savoir au sujet de cette activité ainsi que les critères à réunir pour ouvrir un institut de beauté et devenir esthéticienne indépendante :

En quoi consiste l’activité d’esthéticien(ne) ?

L’esthéticien(ne) est un professionnel du soin et de la beauté. Son travail consiste à effectuer des soins esthétiques et des modelages de confort, sans finalité médicale ni thérapeutique. Il/Elle réalise des manœuvres superficielles externes sur la peau du visage et du corps humain : nettoyages et soins, épilation, manucure, pose de vernis et d’ongles, maquillage…

Il/Elle ne peut en aucun cas réaliser des massages. Seuls les masseurs-kinésithérapeutes peuvent en effectuer. Pour les prestations d’épilation, il/elle doit obligatoirement utiliser une pince ou de la cire. En effet, les autres modes d’épilation sont réservés aux médecins.

L’activité d’esthéticien(ne) ne revêt pas une nature médicale, ni paramédicale. L’institut national des statistiques et des études économiques (INSEE) lui attribue le code APE 9602B « Soins de beauté ».

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Quels sont les diplômes requis pour devenir esthéticien(ne) indépendant(e) ?

Pour exercer l’activité d’esthéticien(ne), il faut posséder au moins l’un des diplômes suivants :

  • Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), brevet ou baccalauréat professionnel ‘Esthétique cosmétique parfumerie’,
  • Brevet de technicien supérieur (BTS) ‘Esthétique cosmétique’,
  • Brevet de maîtrise ‘Esthéticien(ne) cosméticien(ne)’.

L’accès à cette profession indépendante est également ouvert, sous conditions, aux personnes non-titulaires de l’un de ces diplômes. Elles doivent toutefois posséder une attestation de qualification professionnelle, délivrée par la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA).

Quelles sont les caractéristiques de ce secteur d’activité ?

L’INSEE publie, chaque année, des statistiques sur tous les secteurs d’activité existants. En ce qui concerne l’esthétisme, elles sont regroupées avec d’autres activités et notamment la coiffure et les services funéraires. Cela rend les interprétations peu évidentes.

La branche « Soins de beauté » ne représente que 10% du secteur d’activité global, pour un chiffre d’affaires d’environ 1,5 milliards d’euros. Il n’en reste pas moins attractif puisque cette branche connaît un développement important : il a augmenté de près de 5% entre 2016 et 2017.

Voici les statistiques générales sur ce secteur d’activité (elles datent de 2017) :

Nombre d’entreprisesEnviron 180 000
Chiffre d’affaires hors taxes15 milliards d’euros
Effectif en équivalent temps plein163 843 salariés
Valeur ajoutée8,2 milliards d’euros

Que faut-il prévoir dans le business plan d’une esthéticienne ?

Le chiffre d’affaires d’une esthéticienne comprend essentiellement les prestations de soins esthétiques et de modelages de confort facturés à des clients particuliers. Son montant dépend des tarifs pratiqués (à l’heure ou au forfait) et au nombre de prestations effectuées par jour.

Le principal poste de dépenses correspond aux charges de personnel. Il englobe les salaires versés aux salariés ainsi que les rémunérations prises par les dirigeants. Bien évidemment, il faut également prévoir les charges sociales, calculées sur les salaires bruts (salariés) ou la rémunération nette (dirigeant). Il convient également de chiffrer l’outillage permettant de prodiguer les soins, ainsi que les consommables (crèmes…).

On retrouve également les loyers immobiliers lorsque les prestations s’effectuent au sein d’un salon de beauté, ainsi que le mobilier. A l’inverse, lorsque l’activité s’exerce à domicile, il convient de prévoir l’achat – ou la location – d’un véhicule pour se déplacer. La souscription d’un contrat d’assurance couvrant la responsabilité civile est indispensable.

Comment créer une entreprise de soins et d’esthétisme ?

L’activité d’esthéticienne peut être exercée en nom propre (entreprise individuelle, micro-entreprise) ou en société commerciale (SARL/EURL, SAS/SASU, SA…). Lors de la création de l’entreprise, il convient de choisir le statut juridique le plus adapté. Pour cela, il faut étudier de nombreux critères : association entre plusieurs personnes, protection du patrimoine personnel, régime social du dirigeant, régime d’imposition des bénéfices, etc.

Pour créer une société, il convient de rédiger des statuts, d’effectuer des apports au capital, de publier une annonce légale, de remplir des déclarations spécifiques et de réunir plusieurs justificatifs. La création d’une entreprise individuelle est moins contraignante puisqu’elle requiert simplement le remplissage d’un formulaire de création et la transmissions de quelques justificatifs.

Le destinataire de la demande d’immatriculation dépend du nombre de salariés. Il peut s’agir de la chambre des métiers et de l’artisanat (entreprise de 10 salariés au plus) ou de la chambre de commerce et d’industrie (entreprise de plus de 10 salariés). Lorsque l’esthéticien(ne) opte pour une société, le répertoire des métiers et le greffe du tribunal de commerce reçoivent également le dossier de création.

Quelle est la réglementation applicable au métier d’esthéticienne ?

Lorsque l’esthéticien(ne) exerce son activité au sein d’un institut de beauté, il/elle doit :

  • Respecter les normes de sécurité et d’accessibilité prévues pour les établissements recevant du public,
  • Respecter les normes d’hygiène prévues dans le règlement sanitaire départemental,
  • Afficher ses tarifs toutes taxes comprises à l’extérieur de l’établissement,
  • Proposer, à l’intérieur, une plaquette mentionnant ses prestations et les tarifs,
  • Remettre une note aux clients ayant bénéficié d’une prestation d’une valeur supérieure ou égale à 25€.

Si l’activité est exercée aux domiciles de clients situés en dehors de la commune d’implantation de l’entreprise, une carte d’artisan ou de commerçant ambulant est nécessaire. C’est la chambre des métiers et de l’artisanat qui la délivre.

Soulignons enfin que le stage de préparation à l’installation n’est plus obligatoire depuis l’entrée en vigueur de la Loi PACTE de 2019.

Thibaut Clermont

Co-fondateur du site Le Coin des Entrepreneurs et dirigeant de FCIC, société spécialisée dans l'édition de sites internet sur la création, la gestion et la reprise d'entreprise. Ancien expert-comptable stagiaire.

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