Index » La création d'entreprise » Commerce organisé » Franchise » Entreprendre dans le commerce associé : une bonne idée ?

Entreprendre dans le commerce associé : une bonne idée ?

Les Echos Franchise

Choisir de créer ou reprendre une entreprise en rejoignant une enseigne permet généralement de limiter les risques d’échec en investissant dans un concept qui a déjà fait ses preuves. Beaucoup de porteurs de projet se tournent alors instinctivement vers la franchise, l’un des modèles les plus courants pour entreprendre en réseau. Mais le commerce organisé offre lui aussi des arguments non négligeables.

Pourquoi entreprendre dans le commerce associé ?

Le commerce associé : une croissance continue depuis 15 ans

A elles seules, les enseignes organisées en groupement et coopératives pèsent 7 % du PIB français et 30 % du commerce de détail. Et pour cause, d’importants réseaux nationaux et internationaux ont opté pour ce mode de développement : Intermarché, Leclerc et Super U dans la distribution alimentaire, Intersport et Sport 2000 dans l’équipement sportif, Krys et Atol les Opticiens dans l’optique, Gedimat et Bricomarché dans le bricolage, Point S dans l’entretien automobile, Orpi et L’Adresse dans l’immobilier, etc.

Au total, le commerce coopératif et associé regroupe 180 enseignes couvrant une trentaine de secteurs d’activité différents, le choix est donc large.

Surtout, ces réseaux semblent tout à fait résister à la crise et aux difficultés conjoncturelles : depuis plus de 15 ans, le commerce associé enregistré en effet une croissance de son chiffre d’affaires.

En 2016, par exemple, le modèle a franchi la barre des 150 milliards d’euros, réalisant au passage une hausse de 2,3 % de ses recettes par rapport à 2015. Interrogés par la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA), les commerçants indépendants du commerce associé ont été 74 % à déclarer que ce modèle les aidait à résister à la crise

Un modèle basé sur le partage

A la différence d’un réseau de franchise où il existe un franchiseur qui vend le droit d’utiliser son concept et son savoir-faire à un tiers, en l’occurrence un franchisé, le commerce organisé fonctionne comme une entreprise dont tous les membres en seraient les actionnaires.

Au lieu de verser un droit d’entrée, le nouvel adhérent achète des parts du capital et devient ainsi « sociétaire ». En d’autres termes, l’épine dorsale du réseau est la copropriété de chacun des membres.

Autre point de distinction, c’est le principe « d’un homme égal une voix » qui régit les prises de décisions stratégiques du groupement ou de la coopérative. Tout est décidé collégialement, ce qui peut parfois ralentir les processus de décisions mais qui a le mérite de n’exclure personne des discussions.

A l’origine, le commerce associé est né de la volonté de plusieurs commerçants indépendants d’unir leurs forces et ainsi créer des synergies. En mutualisant les achats, les investissements marketing et en communication notamment, ces indépendants mettent en commun leurs efforts pour obtenir plus ensemble que seuls.

De nombreuses opportunités de reprises

La plupart des réseaux du commerce associé existent depuis plusieurs décennies. Les commerçants qui ont rejoint l’aventure à ses débuts arrivent donc aujourd’hui à un âge proche de celui de la retraite et beaucoup souhaitent céder leurs entreprises.

Selon les estimations de la FCA, près de 4 000 affaires devraient chercher repreneur ces cinq prochaines années, soit plus de 800 opportunités par an de reprendre un commerce existant, qui a déjà été éprouvé et dépassé les balbutiements d’une entreprise à ses débuts.

 

Un article rédigé par notre partenaire : Les Echos de la franchise

Poster un commentaire

Compte tenu de vos nombreux commentaires, nous ne vous garantissons pas une réponse immédiate. Vous pouvez aussi obtenir de l'aide en utilisant notre forum : accès au forum


Copyright © SARL F.C.I.C numéro 00054488 - Le Coin des Entrepreneurs - création, reprise et gestion d'entreprise - Marque déposée à l'INPI - Édité par FCIC Média