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Les amortissements prévisionnels

Lorsque le projet de création ou de reprise d’entreprise nécessite de réaliser des investissements, il conviendra de procéder à la budgétisation des dotations aux amortissements prévisionnelles qui constituent des charges à intégrer dans le compte de résultat prévisionnel.

Enfin, il conviendra de ne pas oublier les autres charges qui n’entrent pas dans les catégories que nous avons déjà abordées.

calcul des amortissements prévisionnels

 

L’importance de l’estimation des charges prévisionnelles

Comme nous l’avons évoqué dans la première partie de ce dossier spécial, l’estimation des charges prévisionnelles est une phase importante dans l’élaboration d’un business plan.

Pour vous aider dans ce travail, nous vous proposons un dossier explicatif en plusieurs parties :

Etape 6 : les dotations aux amortissements prévisionnelles

Si des investissements sont prévus dans le projet, les montants ne sont pas immédiatement déduits du résultat. Le bien acheté est inscrit à l’actif (en immobilisation) et il est déduit du résultat au moyen d’amortissements comptables étalés sur la durée d’utilisation propre à chaque bien.

Un amortissement correspond à une constatation de la perte de valeur d’un bien, du fait de son usage (usure physique), de l’évolution technique (obsolescence de l’actif) ou bien tout simplement du temps. On constate une dotation aux amortissements dans les charges prévisionnelles au titre de chaque exercice. Toutefois, il existe des biens qui ne sont pas amortissables.

Ainsi, pour chaque actif amortissable acheté, il faut définir une durée d’utilisation prévue. C’est en fonction de cette durée que sont calculées les dotations aux amortissements.

Compta-Facile vous propose une fiche d’information sur ce sujet : les amortissements comptables

Remarque : les dotations aux amortissements sont des charges qui n’ont pas d’impact sur la trésorerie, le décaissement ayant lieu lors de l’acquisition du bien.

Les biens amortissables et non amortissables

Dans un premier temps, il convient de reprendre la liste de l’ensemble des investissements immobilisables prévus (tous les biens d’une valeur unitaire supérieure à 500 euros hors taxes) puis de scinder les biens amortissables et les biens non amortissables.

Les principaux biens qui ne sont pas amortis en comptabilité sont :

  • les marques,
  • les fonds de commerce,
  • les droits au bail,
  • les terrains,
  • les immobilisations financières (titres de participation, prêts accordés par l’entreprise, cautions…).

Un bien non amortissable apparaît uniquement à l’actif, il n’y a qu’en cas de dépréciation qu’une répercussion au niveau des charges prévisionnelles intervient (élément difficile à budgétiser dans un prévisionnel).

Quelques notions importantes sur les biens amortissables

Au sujet des biens amortissables, il convient de distinguer trois notions importantes :

  • la valeur brute du bien : il s’agit de son coût d’acquisition hors taxes,
  • l’amortissement du bien : il s’agit du montant cumulé des amortissements pratiqués sur le bien,
  • la valeur nette comptable : il s’agit de la valeur résiduelle obtenue en déduisant les amortissements pratiqués de la valeur brute du bien.

Lorsqu’un bien est totalement amorti, sa valeur nette comptable est égal à zéro. Le montant de l’amortissement ne peut pas excéder la valeur brute du bien.

Le calcul des dotations aux amortissements prévisionnelles

Pour chaque bien amortissable, une dotation aux amortissements doit être constatée à la clôture de chaque exercice prévu dans le prévisionnel. Pour cela, il est nécessaire de calculer les dotations bien par bien et exercice par exercice pour pouvoir incorporer la charge correctement dans le prévisionnel.

Ces calculs peuvent être effectués très simplement avec un tableur comme excel par exemple.

Exemple : achat d’un four professionnel d’une valeur de 5 000 euros hors taxes. La durée d’utilisation prévue est de 5 ans et le premier exercice a une durée de 18 mois.

Voici les dotations aux amortissements prévisionnelles à prévoir en charges :

– 1er exercice : (5 000/5) * (18/12) = 1 500 euros

– 2ème au 4ème exercice : (5 000/5) = 1 000 euros

– 5ème exercice : 500 euros

Un amortissement réduit est pratiqué sur le 5ème exercice étant donné que le bien d’une valeur initiale de 5 000 euros hors taxes a déjà été amorti à hauteur de 4 500 euros hors taxes à la fin du 4ème exercice, sa valeur nette est donc égale à 500 euros à cette date. Le total des dotations aux amortissements ne peut pas excéder le coût d’acquisition de l’actif.

Des divergences existent parfois entre la comptabilité et la fiscalité au niveau des dotations aux amortissements.

Exemple : la déduction fiscale des dotations aux amortissements liées à un véhicule de tourisme est plafonnée à 18 300 euros ou 9 900 euros (plafond qui dépend des rejets de CO2 du véhicule).

Etape 7 : les autres charges prévisionnelles

En plus des différentes catégories de charges que nous avons étudiées dans les étapes 1 à 6 du dossier consacré aux charges prévisionnelles, il est possible que d’autres éléments supplémentaires (en dehors des impôts et taxes qui sont abordés dans la dernière partie) doivent être incorporés dans le prévisionnel.

Il est préférable d’aborder ce point avec un professionnel qui pourra vous indiquer comment il faut traiter ces éléments dans votre prévisionnel.

L’objectif reste simple : tous les éléments prévus qui auront un impact financier sur le projet doivent être budgétisés.

 


Pierre FACON – Webmaster du coin des entrepreneurs

Dirigeant de F.C.I.C, édition et gestion de sites sur la création et la gestion d’entreprise. Conseiller en création d’entreprise


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